18 septembre 2011

TEST CPL

Le grand jour arrive demain.
Lundi 19 septembre : test CPL, qui déterminera si je suis apte à devenir professionnel.
Voici le programme :
-9h : départ pour l'EPAG afin de travailler toute la matinée sur la préparation à court terme de mon vol
-12h : déjeuner rapide
-12h30 : briefing avec mon testeur et l'examinateur de mon testeur
-14h : départ en vol
-17h : résultat du test après débriefing...
-23h : arrivée sur Paris Orly pour passer demain mon FCL1.200 ( test d'anglais aéronautique ) à 8h30...

Resultat : REUSSITE !
Après un parcours sans faute, je deviens donc Pilote Professionnel. Le test fut difficile et le moral au retour n'était pas au beau fixe, mais le résultat est positif globalement. Prochaine étape : passage sur bimoteur DA-42.

Mardi 20 septembre : j'ai également réussi l'examen d'anglais aéronautique FCL1.200 que je passais à Orly ce matin... Très bon début de semaine !

11 septembre 2011

Navigation

C'est parti pour 5 navigations avec mon binôme.
Nous faisons des parcours de quatre branches ( 2 chacun ) durant lesquelles nous sommes évalués sur la précision de notre trajectoire, mais également sur nos prévisions d'arrivée et notre gestion carburant.
Pour notre première navigation Vendredi, nous sommes partis de Merville pour Dieppe puis après un changement de pilote, nous sommes passés à Albert (80) avant de revenir à notre point de départ. Pour un élève CPL, les conditions météos pour partir sont les minimums légaux. Au départ, nous avions environ 300m de plafond nuageux et 8km de visibilité, c'est à dire presque le minimum. En vol, nous avons dû à plusieurs reprises nous écarter de notre route pour éviter des nuages et là tout se calcule de façon à connaitre notre écartement à tout moment ( qui implique une augmentation de consommation et d'heure d'arrivée ). Mis à part la vue sympathique, le travail à fournir implique d'avoir une certaine rigueur dans sa gestion du vol, qui n'est pas de tout repos.

Pendant ces vols, l'instructeur profite parfois de moments détendus pour nous rappeler la maniabilité de base et refaire certains exercices déjà vus ( panne en campagne, interruption volontaire de vol, panne de train d'atterrissage, ... ).
Prochaine navigation prévue : Merville-Péronne-Reims puis par "magie" nous partirons non pas de Reims mais d'Amiens direction Le Touquet puis Merville. La magie étant un exercice de déroutement qui peut intervenir en temps normal à cause d'une météo dégradée ou de pannes mineures.
Passage du test CPL prévu mi-septembre... dans 2 semaines !

24 août 2011

Vol Sans Visibilité

Un pas de franchi avec le VSV ( cf titre ) dont je faisais la première séance en vol aujourd'hui.
Comme d'habitude, mon binôme a volé en premier, ce qui m'a permis de prendre quelques clichés et une vidéo.

Le principe est simple : on décolle normalement et quelques secondes après, l'instructeur nous met une "capote" c'est à dire un rideau nous cachant la vue sur l'extérieur devant et à notre gauche. La vision centrale est ainsi concentrée sur l'intérieur de l'appareil uniquement, plus précisement sur les instruments.
Nous pilotons donc sans rien voir dehors, ce qui augmente la charge de travail puisque nous volons habituellement avec une série de références visuelles ( capot moteur, ailes... ). Nous travaillons ici principalement à l'aide de l'horizon artificiel, mais également d'altimètres et d'un HSI ( horizontal situation indicator qui donne les caps )








18 août 2011

Simulateur

Hier, première séance de simulateur de vol.
En terme technique à l'EPAG, on appelle ça "FNPT 2a"... il s'agit en fait d'une salle où est installé une mini-salle de contrôle ouverte sur un cockpit avec en face 4 écrans d'environ 3m sur 3m reproduisant la vue que l'on a depuis le cockpit. Ce dernier est modulable : on l'utilise aussi bien pour simuler du Be58 "Baron" que du Be36 "Bonanza" ( qui ressemble plus ou moins au TB20 que je pilote à l'école ). Pour passer de l'un à l'autre, on change seulement l'anémomètre ( indicateur de vitesse ) et on cache la moitié des instruments de contrôle moteur puisque le premier est bi-moteur et le second mono-moteur.
L'instructeur nous a donc expliqué rapidement quelles sont les différences avec le TB20 puis nous a briefé sur la séance du jour. Au programme, mon binôme et moi-même réalisâmes chacun une heure de vol sans visibilité, à part le décollage et l'atterrissage hors des nuages. Quelques exercices de bases : montée et palier à vitesse constante, virages à 20° et 30° d'inclinaison, décélération et accélération à même altitude, passage en configuration approche,...
Le vol sans visibilité est technique du point de vue où il faut conserver simultanément certains paramètres ( inclinaison, assiette, cap, moteur ) qui sont indiqués sur des instruments adjacents. La concentration nécessaire occupe une grande part de l'attention, une distraction extérieure comme un bavardage pouvant très vite conduire un novice comme moi à une déviation sur l'un des paramètres.
Après une heure d'effort, épuisés, nous méritons une journée de repos ( pas de vol, mais un cours au sol ) aujourd'hui avant de reprendre demain des exercices supplémentaires. La semaine prochaine sera consacrée à de l'entrainement, toujours sur simulateur, basé sur des "patrons" c'est à dire des figures en 3 dimensions composées de montées, descentes, virages, accélérations et décélérations combinées entre elles de façon à avoir une charge de travail très intense, ce qui nous habituera et nous permettra de mieux gérer cette charge en conditions réelles.
Bientôt les vols sans visibilité "en vrai"...

12 août 2011

Stage CPL

Premier vol en tant qu'élève pilote de l'EPAG ( école de pilotage Amaury de la Grange située à Merville, 59 ).
Aujourd'hui, après un petit vol en tours de piste ( pour l'apprentissage des procédures d'atterrissage ) piloté par mon binôme, j'ai réalisé un vol d'une heure sur TB20.
Au programme : des procédures professionnelles, des annonces techniques, des check-listes à connaitre par coeur et surtout de la maniabilité sur un avion que je ne connais que très peu.
En fait, nous avons déjà eu une quinzaine d'heures de cours théoriques destinées à nous présenter entièrement l'avion dans tous ses détails. Mais la pratique est parfois bien éloignée de la théorie...
 
le TB20 sur lequel j'étais...
J'ai donc pu tester cette intéressante machine de 250Cv avec quelques exercices de montée, descente, virages à grande inclinaison, quelques procédures techniques et un peu de vol rapide ( environ 320km/h ). La plupart des exercices ont été réalisés au dessus d'une couche de nuage épars vers 1000m qui était magnifique vu d'au dessus. Le posé fut "sympathique", surtout avec le vent d'aujourd'hui qui soufflait en rafale !
Vivement les prochains vols !


29 juillet 2011

Retour de voyage

Cinquième jour du Voyage d'Eole.
Aujourd'hui, après avoir très bien dormi jusqu'à 8h30, nous allons tranquillement déjeuner avant d'appeler un taxi pour retourner à l'aérodrome vers 10h. Surprise, celui-ci sera deux fois moins cher que celui d'hier pour le même trajet ! Arrivés sur place, nous découvrons un aéroclub très convivial où je suis invité à me servir de l'ordinateur et de l'imprimante à volonté pour constituer mon dossier de vol. Pas de problèmes concernant les NOTAM mais la météo est encore "crapoteuse" selon un instructeur local.
Cependant, MétéoFrance annonce un temps magnifique d'ici une heure ou deux, nous pouvons donc attendre que la brume se lève et que le soleil resplendisse partout sur notre trajet. Je bavarde donc un peu avec un jeune de l'aéroclub qui m'explique qu'ils possèdent 2 DR400 160cv et 2 DR400 180cv ainsi qu'un PA28 Arrow. Le club est très dynamique avec 60 élèves, ce qui implique qu'ils aient dû embaucher un autre instructeur. Pendant ce temps, le Pilatus d'hier met en route avec un bruit de turbine très caractéristique ( aigu ). Je sors donc pour l'observer. Après quelques secondes, il s'avance jusqu'au taxiway où il stoppe pour prendre des parachutistes. Nous le regardons décoller jusqu'à le perdre de vue.
La brume se lève d'après mon Iphone, ce qui signifie qu'il faut commencer à préparer l'avion. Visite prévole habituelle suivie du retrait des cales et de l'estimation de carburant dans les réservoirs. Il doit en rester environ la moitié, ce qui représente 4h d'autonomie pour 3h de vol maximum aujourd'hui. Je vais ensuite chercher mes passagères et nous embarquons après avoir salué et remercié les membres de l'aéroclub pour leur accueil. Les parachutistes ont tout juste atterri lorsque nous démarrons. Nous décollons finalement à 12h32 en direction du Touquet où nous visiterons et mangerons. Décollage piste 25 vers la mer puis virage à droite direction le Nord en espérant apercevoir Jersey. Nous ne ferons que distinguer vaguement les côtes des îles anglo-normandes avant de partir pour Sainte-Mère l'église. Nous y apercevons là-bas le fameux parachute blanc, souvenir du pilote accroché à l'église à la fin de la seconde guerre mondiale. Puis nous nous dirigeons vers les plages de débarquement.
Nous arrivons sur Utah Beach que nous survolons côté mer. Ensuite nous volons vers Omaha Beach où nous apercevons un cimetière américain immense non loin de la côte. Nous passons au Nord de Bayeux, Caen, Ouistreham et passons à la verticale de Deauville avec qui nous étions en contact depuis Utah Beach pour le survol côtier. Première difficulté météo puisque la visibilité baisse rapidement tout en laissant apparaître quelques nuages épars plus bas. Cependant, Deauville nous confirme que ce phénomène est très ponctuel, ce que nous constatons par la disparition totale des nuages bas en quelques secondes. Après avoir reçu l'autorisation de survol, nous passons à proximité des ponts de Normandie et de Tancarville.
Nous contactons ensuite Le Havre pour nous diriger vers Etretat, magnifique vue du côté mer, puis Fécamp, Yport, Dieppe.
Vient ensuite le splendide survol de la Baie de Somme à 1500ft ( 500m ) où nous tentons, en vain, d'apercevoir des phoques, avant de survoler Berck connue pour ses cerfs-volants.
Nous atterrissons finalement au Touquet à 14h55 avec un fort vent presque dans l'axe de la piste ( 15kt ou 30km/h ). Nous stationnons au milieu d'une foule d'avions de toutes tailles ( de l'ULM au jet d'affaire ). Nous marchons ensuite vers le terminal, véritable aérogare internationale puisque beaucoup de pilotes arrivant sont anglais. Accueillis dans un hall assez grand, nous découvrons un magasin d'articles aéronautiques, une salle de briefing très belle pour les pilotes et des réceptionnistes qui en plus de faire payer la taxe, peuvent vous louer des vélos avec cadenas ( 4€/h ), vous appeler un taxi, réserver un hôtel ou un restaurant et même jouer le rôle d'un office de tourisme !
Petit "plus", ils offrent l'apéro ( sans alcool pour les pilotes et kir pour les passagers ) à la Taverne Royale du Touquet !
Un autre avantage est la navette électrique municipale, gratuite, qui vous permet d'aller au centre-ville très facilement : il y en a une par demi-heure jusqu'à 18h.
Après le déjeuner ( à 16h... ), nous partons à pied pour le front de mer que nous parcourons un peu avant de retourner voir quelques boutiques dans la grande rue.
Nous revenons vers l'aéroport avec la navette électrique et, après avoir écrit quelques cartes postales et préparer le dossier de vol dans la salle de briefing, nous remontons dans l'avion pour le dernier trajet de ce voyage.
Décollage à 18h41 du Touquet -où le contrôleur plaisante sur la météo quelque peu automnale des derniers jours- face à la mer et virage à droite direction le Cap Gris-Nez et son phare. La météo se dégrade à nouveau et je décide de ne pas survoler Calais et de virer après avoir observé l'entrée du Tunnel sous la Manche. Peu après, nous survolons la Coupole de Saint-Omer, souvenir de béton de la guerre où les Allemands fabriquaient les fusées V1 et V2. Le dôme est assez impressionnant vu d'avion !
Puis vient le moment de rentrer à Merville. Arrivé proche d'Hazebrouck, à 10 minutes de l'aérodrome, une trouée dans les nuages me donne une idée. Je demande alors l'autorisation à Merville de monter au dessus de la couche de nuages grâce à cette trouée, qui m'est aussitôt délivrée. Nous avons donc la chance de voir la bande de nuages qui nous "menaçait" quelques dizaines de minutes plus tôt vu d'au-dessus. Le spectacle que nous découvrons est magique !
Nous redescendons et atterrissons à Merville à 19h35. Fin du voyage, nous déchargeons l'avion et le rangeons dans le hangar avant de remplir les papiers officiels et de remettre les clés sur le tableau de l'aéroclub.
Au final, nous avons volé, durant ces 5 jours, 643 minutes, nous avons parcouru plus de 2000 km, avons atterri 7 fois, refait 3 fois le plein de kérosène, admiré plusieurs types de paysages très différents ( surtout entre l'Est de la France et la Bretagne ) et pris quelques 289 photos et 33 vidéos ( dont vous pouvez consulter certaines sur ce site ).

Merci à tous ceux qui nous ont aidés avant et pendant notre voyage ( qui se reconnaitront ), à Mme Chuin qui nous loge ce soir, merci à mes passagères pour leur bonne humeur, à vous de me lire... et à la météo de n'avoir pas toujours été mauvaise !

28 juillet 2011

Bretagne

Quatrième jour du Voyage d'Eole.
Lever en douceur vers 10h, accompagné de doux rayons de soleil. Nous petit-déjeunons entre amis puis je commence à préparer le vol de l'après-midi. Nous mangeons vers 14h au bord de la piscine au bleu comparable au ciel. Heureux de retrouver un ciel digne de l'été, j'invite Marion et Julie à venir découvrir leur maison et les environs vu d'avion, invitation très vite acceptée. Nous partons donc pour l'aérodrome vers 15h30 et y arrivons un quart d'heure plus tard. Je présente rapidement ce lieu qu'elles ne connaissent pas puis nous allons vers l'avion. Je leur propose de prendre quelques photos de l'avion pendant que je le prépare ( prévol et rapide étude du vol local ). Elles s'exécutent avec joie en mitraillant l'avion sous tous ses angles !
Puis nous embarquons et je leur explique rapidement les quelques consignes de sécurité et pratique : la ceinture de sécurité, l'utilisation du casque et le dialogue dans l'avion notamment ( qui entend quoi dans l'avion et dans la Tour ).



Nous décollons à 16h10 de la piste 29 de La Baule, survolons Escoublac et la côte ensoleillée puis nous nous rendons vers leur maison que j'avais pris soin de symboliser sur ma carte et d'observer via GoogleMaps. Par chance, leur mère a sorti un parasol orange vif proche de la piscine nous permettant de repérer la maison pourtant bien cachée dans les arbres. Deux petits tours durant lesquels les appareils photos arrosent la maison sur 360° et nous repartons voir Guérande et les marais salants. Nous revenons sur l'aéroport après 20 minutes de vol. Je stationne à côté des pompes à kérosène après accord de l'agent responsable, celui-ci n'étant pas habitué à voir des avions diesels.

Ma mère profite d'un moment pour aller prendre en photo un Blériot XII garé sous un hangars...


Après être allés chercher les bagages dans la voiture, nous nous séparons et je ré-embarque ma mère et son amie. Nous partons à 17h23 pour Granville. Nous volons d'abord plein Nord pour rejoindre une autoroute servant à cheminer vers le Golfe du Morbihan que nous atteignons après être passés au Sud de Vannes. Nous observons non loin de là la presqu'île de Quiberon et Belle-île avant de reprendre notre route vers le Nord en direction de Ploermel et de Dinan.


Ensuite, cap sur le Mont Saint-Michel où je ralentis vers 80kt ( 170km/h ) pour son survol à 1200m d'altitude ( site classé donc survol bas interdit ). Nous nous dirigeons alors vers Granville en suivant la côte. Arrivés à la verticale, le vent étant tombé, je choisis d'atterrir piste 07 dont la finale s'effectue au dessus de la mer. Finale splendide au dessus des flots bleus éclairés par un soleil commençant à se coucher.
Nous stationnons sur le parking en herbe de Granville et débarquons les bagages pour la nuit. Ha, on a oublié l'hôtel ! Et où allons-nous manger ce soir ? D'après moi, la ville est à environ 7km de l'aérodrome mais d'après mes fiches nous pouvons trouver plusieurs hôtels à moins de 2 km. Je décide d'aller voir en dehors des barrières de l'aérodrome si quelqu'un pourra nous renseigner. Je découvre juste en sortant un restaurant antillais et vais voir l'intérieur. Le patron me demande s'il peut m'aider et après m'être expliqué, il me propose de manger chez lui pendant qu'il réservera un hôtel chez un ami et un taxi avec une autre. Nous dînons donc sur place après avoir observé un Pilatus démarrer son imposant moteur ( avion à turbine utilisé pour larguer des parachutistes ). En attendant le taxi, petit cours sur la météo qui est agrémenté d'illustrations en direct grâce à la grande variété de types de nuages présents dans le ciel ce soir. Nous dormirons donc à Granville, à l'hôtel La Marmotte où on espère y dormir... comme des marmottes !


Demain sera le dernier jour du voyage et, si tout se passe bien, le point d'orgue d'une aventure passionnante !